15 techniques de storytelling qui amélioreront la qualité de vos écrits

Marc repense à ses débuts en tant que rédacteur web. Il était devant son ordinateur. Il se prenait la tête dans ses mains et soupirait. Il était souvent en panne d’inspiration !

Il savait qu’il devait trouver une bonne histoire à raconter pour attirer l’attention du lecteur. Seulement, rien ne lui venait. Le calme total ! Il buvait des litres de café pour rester éveillé, mais il avait du mal à commencer son article.

Heureusement, aujourd’hui Marc trouve facilement l’inspiration. Il maîtrise le storytelling et trouve rapidement de bonnes histoires à raconter. De plus, il sait comment raconter ses histoires pour maintenir l’attention de ses lecteurs.

Qu’est-ce qui a aidé Marc à devenir un pro du storytelling ?

Il a tenu compte de 15 techniques de storytelling qui ont amélioré la qualité de ses écrits.
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Qu’est-ce que le storytelling ?

Le storytelling (traduction : raconter une histoire) est une technique de rédaction qui consiste à expliquer une idée en utilisant une histoire. Elle est très utilisée en marketing afin de permettre au lecteur de s’identifier au personnage principal de l’histoire.

En utilisant le storytelling, le rédacteur web est capable d’émouvoir son lecteur afin de conserver son attention. Si le but de l’écrit est de convertir, le rédacteur web est capable d’associer un produit, ou un service, a une émotion positive pour le lecteur dans le but de vendre.

Plus d’un tiers des internautes (36%) attendent d’une marque qu’elle leur raconte une histoire. Le storytelling répond donc à une réelle attente des lecteurs. Les rédacteurs web qui maîtrisent l’art du storytelling produisent des écrits plus convaincants, capables de toucher leur auditoire.

Vous cherchez à vous améliorer en storytelling ? Voici 15 techniques de storytelling qui vous aideront à produire des écrits qui séduisent et convertissent.

15 techniques de storytelling pour booster vos rédactions

1. Définissez votre cible

Avant, Marc commençait à écrire sans prendre le temps de penser à ses lecteurs. C’était une erreur car il n’arrivait pas à maintenir leur attention. Aujourd’hui, il a compris que c’est avant d’encocher sa flèche que l’archer définit sa cible. Pourquoi ? Pour pouvoir ajuster son tir.

En storytelling, vous devez commencer par définir le type de personne que vous souhaitez toucher. Si vous n’effectuez pas ce travail préalable, vous êtes sûr de manquer la cible.

Demandez-vous :

  • Mon lecteur cible est-il un homme, une femme, un adolescent ou un adulte ?
  • Quels sont les sujets qui touchent le plus mon lecteur ?
  • Quelles sont les réticences ou les doutes émis par mon lecteur à ce sujet ?
  • Qu’est-ce que mon lecteur connaît déjà ? Qu’est-ce qu’il ignore ?


Les réponses à toutes ces questions vous aideront à avoir un cadre complet de la situation. Vous saurez alors quel genre de personne vous ciblez. Vous identifierez clairement la façon d’atteindre votre cible.

2. Identifiez clairement votre message

Lorsque Marc ne prenait pas le temps d’identifier clairement son message, ses articles n’arrivaient jamais à avoir l’effet escompté.

L’histoire que vous allez raconter dépend principalement du message que vous souhaitez adresser à vos lecteurs.

Souhaitez-vous vendre un produit ? Renforcer l’image professionnelle d’une marque ? Répondre aux questions d’un lecteur ?

Les émotions que vous allez faire ressentir à votre lecteur doivent le pousser à l’action. Il est donc primordial de savoir quelle est l’action que vous souhaitez que vos lecteurs effectuent à la fin de leur lecture.

Si vous souhaitez leur vendre un produit, votre storytelling doit mettre en place un héros auquel le lecteur s’identifie clairement. Ce héros doit servir d’intermédiaire pour montrer que votre produit est indispensable dans cette situation.

Si vous cherchez à véhiculer une image d’expert pour une entreprise, faites appel à des émotions fortes. L’histoire doit raconter comment l’entreprise a fourni au personnage ce dont il avait exactement besoin.

3. Listez toutes les objections de vos lecteurs

La première technique a aidé Marc à en savoir plus sur ses lecteurs. Il connaît donc tous les doutes et les objections qu’il peut émettre. Marc se transforme ensuite en magicien du storytelling. Il transforme les objections en péripéties !

En démontrant que votre personnage principal peut surmonter ces obstacles, vous aiderez votre lecteur à passer par-dessus ses préjugés, ses doutes ou ses objections.

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Par exemple, si vous désirez convaincre votre lecteur d’acheter un appareil, vous pourriez utiliser le raisonnement suivant :

« J’ai toujours été nul en bricolage ! Je suis maladroit, je me blesse et j’ai peur de tout casser. Mais, depuis que j’utilise la perceuse Percefor, j’ai réussi à surprendre mes amis. Cette perceuse est sûre et très facile à utiliser. Aujourd’hui, mes proches me demandent souvent si j’ai fait appel à un pro alors que j’ai réalisé la plupart de mes travaux moi-même. »

4. Choisissez des personnages forts

Définir l’identité du héros est l’une des étapes les plus importantes en storytelling.

Pensez à votre cible. Souhaite-t-elle être sauvée ou devenir sauveur ? Je m’explique :

Dans certains cas, il est préférable de faire en sorte que le personnage principal de votre histoire soit sauvé par le produit ou l’entreprise. Par exemple, votre personnage peut avoir du mal à trouver une destination pour voyager. Ô joie ! Un comparateur de voyage est justement là pour l’aider à trouver un vol pas cher et une destination de rêve.

Dans d’autres situations, le personnage principal devient le sauveur. Par exemple, votre personnage se sent capable d’accomplir de grandes choses parce qu’il utilise un certain produit. Vous avez certainement déjà vu une publicité qui utilise un tel procédé pour mettre en valeur un parfum. Elle véhicule l’image d’un homme sûr de lui, qui affronte les obstacles du quotidien avec héroïsme.

5. Définissez votre champ lexical

Maintenant qu’il est devenu un bon rédacteur web, Marc commence par définir un champ lexical avant d’écrire.

L’utilisation d’un champ lexical vaste est importante pour plonger votre lecteur dans un univers. La répétition des mêmes mots lassera votre cible. Elle aura plutôt tendance à décrocher et à quitter la page.

Pour rendre votre texte plus convaincant, vous devez cerner votre clientèle et utiliser les mots du champ lexical qui la touche.

Revenons à notre exemple du parfum, un champ lexical de la confiance en soi, de la puissance et de la masculinité sera adapté pour toucher un lecteur masculin adulte. Vous pourrez donc piocher dans le champ lexical suivant :
  • sûr de soi
  • fort
  • puissant
  • viril
  • sportif
  • masculin
  • etc.

6. Trouvez un fil conducteur

Dans le passé, Marc utilisait seulement le storytelling dans l’introduction de ses articles. Il a compris que c’était une erreur. À présent, il cherche une trame narrative pour raconter une histoire tout au long de ses écrits.

Votre message sera plus efficace si l’histoire que vous vous racontez est présente tout au long de votre texte.

Vous pouvez également utiliser un personnage et le mettre dans plusieurs situations différentes durant votre écrit. Si vous arrivez à créer un personnage drôle ou attachant, il y a de grandes chances que votre lecteur reste jusqu’à la fin de l’article pour savoir ce qui va lui arriver.

L’enchaînement des péripéties doit se faire de manière logique. N’hésitez pas à relire plusieurs fois votre article afin de voir si les idées s’enchaînent de manière naturelle. Si vous trouvez que quelque chose ne colle pas, votre lecteur le remarquera aussi. Éliminez le passage qui vous gêne ou revoyez l’ordre des péripéties.

7. Ne visez pas trop haut !

Quand Marc était encore inexpérimenté, il utilisait uniquement des histoires tirées des films hollywoodiens à gros budget. Il aimait quand il y avait de l’action, de la peur, des armes, des cascades et des rebondissements.

Seulement, avec le temps, Marc a remarqué que les histoires qui sont remplies d’aventures divertissent, sans forcément toucher le lecteur.

En effet, pour se sentir impliqué, le lecteur doit vivre des aventures à sa portée au travers du storytelling.

Fini les histoires d’aventuriers qui visitent des temples maudits dans des articles destinés à vendre des brosses à dents. Préférez plutôt les péripéties plus simples d’un héros qui a mauvaise haleine et qui cherche une solution désespérée à son problème.

Cette histoire plus réaliste permettra à vos lecteurs de s’identifier et de se sentir poussés à l’action. Ils ne se seront pas simplement divertis en vous lisant. Ils auront également compris que vous avez la solution à leur problème.
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8. Utilisez un langage naturel

Vous savez quel était l’une des principales erreurs commises par Marc à ses débuts ? Il cherchait à faire de trop belles phrases.

Marc se sentait l’âme d’un écrivain, alors qu’il était rédacteur web. Son but n’est pas seulement de faire rêver ou de divertir. Il doit communiquer, parler à ses lecteurs.

Comme Marc, apprenez à faire des phrases simples. Votre façon d’écrire doit se rapprocher de votre façon de parler. Bien sûr, il ne s’agit pas d’une excuse pour faire des fautes d’orthographe ou pour utiliser un langage de poissonnier.

Veillez simplement à ne pas utiliser un langage trop alambiqué (comme le mot alambiqué par exemple). En utilisant des mots simples, vous vous mettez à la portée de vos lecteurs. Vos lecteurs se sentent plus proches de vous ! Les situations que vous leur racontez leur semblent plus réalistes.

En parlant de façon naturelle, vous transmettrez vos émotions les plus fortes. Les lecteurs sentent votre sincérité. Vos écrits sont plus fluides. Vos histoires pénètrent le cœur de ceux qui vous lisent.

9. Impliquez le lecteur

Marc pensait que pour être un as du storytelling, il devait parler de lui. Erreur !

Bien sûr, il n’est pas interdit d’utiliser quelquefois le « je » ou de raconter une expérience personnelle. Mais, faites preuve d’équilibre !

Le « je » ne doit pas prendre le dessus sur le « vous ». Certains experts estiment que pour obtenir un storytelling de qualité, il faut trouver au maximum un « je » pour 3 « vous ».

Je ne serai pas si catégorique. L’important est d’être équilibré. Essayez d’avoir au moins 2 fois plus de « vous » dans votre écrit que de « je ».

Si vous faites cela, votre lecteur n’aura pas l’impression d’écouter quelqu’un parler de lui. Il aura l’impression de vivre un vrai dialogue et d’être en compagnie d’un réel conteur d’histoires.

10. Faites appel aux 5 sens

Aujourd’hui, les histoires de Marc sont plus efficaces, car elles font appel au sens des lecteurs.

On dit souvent que l’odorat et la vue sont les sens les plus forts. C’est vrai ! C’est pourquoi, au travers de votre récit, titiller les sens de votre lecteur.

Jouez sur les couleurs, les odeurs, mais aussi les sons et les sensations. Faites en sorte que votre lecteur se sente beaucoup plus impliqué en le bombardant de notions sensorielles.

« Grâce aux techniques de storytelling qu’il a apprises, Marc se sent plus serein lorsqu’il écrit. La sensation de chaleur qui l’envahissait auparavant lorsqu’il devait trouver des idées a été remplacée par un frisson qui lui caresse la peau. Ce frisson, c’est l’enthousiasme qui parcourt son corps lorsqu’il doit écrire de nouveaux articles. Avant de s’asseoir et de se plonger dans ses rédactions, Marc regarde par la fenêtre. Il laisse la lumière et la chaleur du soleil effleurer son visage. Il écoute le chant des oiseaux pour se détendre et bois délicatement son verre de jus d’orange glacé. Il est réveillé, joyeux, prêt à écrire ! »

11. Insérez des dialogues

  • « Comment rendre une narration plus vivante dites-vous ?
  • En y installant des dialogues mon cher.
  • Ah bon ! Cela ne risque-t-il pas de rendre le texte plus difficile à lire ?
  • Non ! Au contraire, grâce au dialogue, vous brisez la glace entre vous et vos lecteurs. Les dialogues servent à rendre vos personnages plus réels et plus vivants.
  • Mais, n’est-ce pas un peu trop voyant comme technique de storytelling ?
  • Peut-être ! Mais c’est drôlement efficace ! En plaçant des dialogues dans vos histoires, vous devenez plus qu’un conteur, vous êtes un véritable orateur ! »
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12. Choisissez des mots forts

Que fait Marc une fois qu’il a écrit un bel article en utilisant toutes les techniques de storytelling listées ici ? Marc relit son texte et allume un joli feu.

Il y brûle tous les verbes « faire », « devoir », « permettre » ou « pouvoir ». Il les remplace par des mots plus forts :
  • « Caroline peut aider Bridget à apprendre à cuisiner » devient « Caroline vient au secours de Bridget. Elle lui apprend à cuisiner ».
  • « Clotilde fait un dessin qu’elle offrira à sa tante » devient « Clotilde dessine pour sa tante ».
  • « L’aide de Barnabé a permis à Geoffrey de gravir une montagne » devient « Barnabé a porté Geoffrey pour gravir la montagne ».

Les verbes tels que « faire », « devoir », « permettre » ou « pouvoir » affaiblissent le texte. Ils rendent les actions moins directes et moins percutantes. Votre article est moins agréable à lire s’il est truffé de verbes inutiles.

Simplifiez votre texte ! Faites comme Marc et brûlez tous les verbes inutiles. Remplacez-les par des mots forts.

13. Éliminez les incertitudes

Lorsqu’on est rédacteur web et qu’on souhaite faire un storytelling de qualité, mieux vaut utiliser son autorité.

Aujourd’hui, les rédacteurs n’osent plus donner leur avis ou vous dire que les choses sont de telle ou telle manière. Ils commencent leur phrase par « je dirais que », « peut-être que » ou « il est possible que ».

Bien sûr, dans la vraie vie, ces expressions peuvent vous aider à ne pas passer pour l’orgueilleux de service. Mais, dans le monde de la communication, elles nuisent complètement au récit.

En disant :
Marc n’utilise pas toujours des techniques de storytelling. Il rédige des introductions banales. Ce n’est peut-être pas un bon rédacteur web.

Le manque de confiance en soi ne convaincra pas le lecteur. Préférez un ton plus direct et plus autoritaire. Soyez sûr de vous !

La phrase devient :
Marc n’utilise jamais les techniques de storytelling qu’il a apprises. Il rédige des introductions nulles. C’est un mauvais rédacteur web.

En commençant vos phrases par « je pense que », vous exprimez une opinion. Vous laissez donc à votre lecteur la possibilité de ne pas être d’accord avec vous. Par contre, en disant clairement que les choses sont ainsi, le lecteur aura tendance à ne pas vous contredire.

14. Aérez votre texte

Marc a fini d’écrire. Il sort les grands ciseaux qui sont dans le tiroir de son bureau et commence à découper. Il découpe les paragraphes.

Les gros pâtés illisibles et indigestes sont découpés en phrases plus aérées. Si vous n’aérez pas votre texte, même les meilleures histoires du monde ne suffiront pas à retenir votre lecteur.

En sautant régulièrement des lignes, vous aérez votre récit.

Vous permettez à votre lecteur de marquer des pauses. Les pauses sont essentielles à votre récit. Elles peuvent permettre d’installer une tension, du suspense et des émotions.

15. Simplifiez votre écrit

Après avoir découpé ses paragraphes avec ses grands ciseaux, Marc continue sa découpe. Il simplifie encore son texte :
  • Il enlève les détails inutiles.
  • Il découpe ses phrases longues en plusieurs phrases courtes.
  • Il réduit la taille de son article de près de la moitié.
  • Il garde seulement ce qui est nécessaire.
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4 Commentaires

    1. Merci Chabi pour ton commentaire. Je n’est pas d’exemple précis en tête mais je t’invite à regarder les blogs d’entreprise des grandes marques du voyage, de l’alimentaire et de l’électronique. Elles proposent souvent des articles qui utilisent le storytelling avec brio. Bon courage !

  1. Je vous remercie pour cet article vraiment très intéressant. Je comprends beaucoup mieux le storytelling.

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